En Trompe l'œil
Misère dit la feuille égratignée du temps
Et se décompose sur tapis de terreau
J'étais belle prestigieuse en couleurs d'eau
Pour s'ensevelir souillée du passage de manants
Misère chantonnait L'un du monde à l'envers
Misère aboyait l'autre de ses sarcasmes
La vie est un théâtre à chacun son pléonasme
Celui de se choir autiste dans l'univers
Misère s'accompagne de chagrin vil compère
Le pense t'-on en cette contrée imaginaire
De vrais artistes de cœur aux poches pleines
Pleurent les miséreux accroche-cœurs d'or fin
Aux oripeaux virtuels plaidant étoffe et laine
Aux faux nantis qui pensent se mirer malin.
Epilogue
Poinçon d'appropriation n'est que fatale aliénation
Issue de la futile métaphore de la chance
Qui s'insinue et se délecte de manigances
S'imagine affranchit d'une vie de contrefaçons.
EL2P [2010]